Actu
25/03/2004
«
Exil, j’écris ton obsession… »
Comment
écrire des notions aussi délicates que «
l’exil » en unideo ? Cela est-il même
possible ? La réponse tient une nouvelle fois à
la signification que nous accordons à un tel mot,
renvoyant à l’expérience que nous
en avons (ou non), à l’idée que nous
nous en faisons (ou pas)…
On
peut ainsi écrire l’exil en unideo au regard
de trois moments. Le premier moment fait écho à
la situation de « quelqu’un vivant loin de
chez lui »…

« quelqu’un vivant loin de chez lui
» |
On ajoutera aussitôt – deuxième temps-
que cette situation « se prolonge… sans possibilité
d’un libre retour ».

«
sans possibilité d’un libre retour
»
|
Enfin,
un troisième temps signalera que l’exilé
est hanté de ce désir du retour…au
point d’en être « obsédé
».
«
qui entraîne une forme d’obsession »
|
Le
tout nous donnera une écriture où l’obsession
prendra donc une place centrale, sorte de toile renvoyant
non seulement à la thématique du retour
mais à celle du pays, ou encore du chez soi.
une
écriture de l’exilé :
« quelqu’un vivant loin de chez lui
sans possibilité d’un libre retour
qui entraîne une forme d’obsession
»
|
Toutes celles, tous ceux, qui ont vécu l’exil
dans leur chair, l’ont côtoyé, ou qui
l’ont reçu de mémoire, sauront de
quoi nous parlons ici. Cette obsession est paradoxalement
l’un des plus forts piliers de la survie dans l’exil.
Pour le reste, chacun sera juge de tous les ajouts qu’il
aura à cœur d’apporter à cette
écriture, au gré des diasporas, des conditions
de l’expulsion, de l’injustice qui les frappe,
et de l’espérance qui subsiste malgré
et contre tout. Où toutes les couleurs de la vie
s’animeront, de l’odorat à la cuisine,
de la chanson à la rue, de l’amitié
à la douleur d’être, etc.
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