Actu 25/02/2004

Combinatoire UNIDEO :
« J’écris ce que je pense »
Premiers entretiens


« En UNIDEO, j’écris ce que je pense ». À peine cette affirmation nous vient-elle à l’oreille, que nous sommes pris de l’envie de la vérifier, ou de la contredire. Ces premiers entretiens vous invitent sur les chemins combinatoires unideo. D’autres suivront.

 

• La « base graphique »
• La lecture en boustrophédon
• Adaptation à la grammaire de la langue transposée
• Loin d’une grammaire « classique »
• Pas de noms propres
• La marque de l’interrogation
• La marque de la négation
• Le marquage du temps UNIDEO
• Une action UNIDEO
• Mécanismes d’association des éléments lexicaux: un exemple, la « fusion »

 


• La « base graphique » :

L’écriture UNIDEO s’écrit du bas vers le haut. Sa lecture n’est pas non plus étrangère à cette orientation. Par exemple la première phrase : « Quel âge as-tu ? » se lira comme : « âge - de - toi - lequel ». L’ideo qui se trouve le plus bas est la « base graphique » de son écriture.

 


• La lecture en boustrophédon :

Sur la base graphique, la lecture se fait fréquemment en boustrophédon, c’est-à-dire « suivant comme le bœuf les sillons du labour », ou encore de gauche à droite (ou de droite à gauche), puis l’inverse, et ainsi de suite.

 

Base

• Adaptation à la grammaire de la langue transposée :

La combinatoire UNIDEO s’adapte à la grammaire de la langue transposée, ceci encourageant à adapter en partie l’arrangement des éléments. Par exemple dans le cas précédent, si notre langue ne possède pas de détermination, c’est-à-dire non pas « âge de toi », mais « âge - toi » ou « toi - âge », rien ne nous empêchera d’en suivre le principe. La signification de l’énoncé ne s’en trouvera pas modifiée.

 


âge - toi


 

toi - âge

 


• Loin d’une grammaire « classique » :

Qu’on ne cherche pas toutefois à calquer l’écriture UNIDEO sur une grammaire « classique » (hum) fonctionnant par ex. à base de sujet, verbe, et complément. Souvent un seul signe UNIDEO représentera tout cela à la fois, y compris une marque d’intonation ! Par ex. « Ca ne marche pas ! », occasionnera une écriture unique, avec une légère exagération de la négation (dans la partie supérieure), signe peut-être de notre agacement !

 

Ca ne marche pas !


• Pas de noms propres :

IMPORTANT : UNIDEO ne distingue pas spécifiquement les noms propres, ou plutôt ceux-ci sont considérés -ainsi que tous les autres ideos- comme porteurs de signification. Ils renvoient donx à la combinaison de quelques éléments susceptibles de les identifier. Ce sera pour un personnage par ex. les dates et lieux de naissance et de mort, ou encore son activité, et pour un lieu (cité, montagne, pays, etc.), le plus souvent sa localisation géographique (en latitude et longitude). On s’accoutumera progressivement à ce nouveau principe. Peut-être découvrirez-vous même des connexions nouvelles qui vous échappaient préalablement, comme par exemple que New-York (39.55N) est presque à la même latitude que Pékin (40.43N). Ou encore que Cambaluc, ou Beijing, sont deux équivalents historiques ou linguistiques de cette même Pékin, etc.

• La marque de l’interrogation :

La marque de l’interrogation se place en proximité directe de la partie sur laquelle elle porte, à moins que ce ne soit sur l’énoncé général, auquel cas elle est légèrement en décalage de toute la séquence. Par ex. dans « Comment vas-tu ? » la question porte sur l’ensemble de la séquence « santé (de) toi - question »

 

Comment vas-tu ?

En revanche dans l’exemple « Tu as bien dormi ? », la question ne portera pas sur le fait d’avoir dormi, mais sur la satisfaction retirée. La marque de l’interrogation se rapprochera donc de l’écriture de la « satisfaction ».

 


Tu as bien dormi ?

• La marque de la négation :

Il en va de même de la marque de la négation, qui porte précisément sur une partie, ou plus largement sur l’ensemble de l’énoncé. « Je n’ai pas mangé ce matin » voit ainsi la négation de l’action « avoir mangé ».

 

Je n’ai pas mangé ce matin

• Le marquage du temps UNIDEO :

Le marquage du temps UNIDEO emprunte à la clé de base du temps quelques dérivées principales :

 


passé présent futur

• Une action UNIDEO :

Une action UNIDEO se manifeste souvent par le marquage d’une direction exprimée par une flèche. Par ex. « Je prends ma douche » se verra marquer par une flèche placée au-dessus de « je ».

 

Je prends ma douche

• Mécanismes d’association des éléments lexicaux: un exemple, la « fusion » :

La bonne maîtrise de l’écriture UNIDEO suppose que nous nous familiarisions avec de nombreux mécanismes d’association des éléments lexicaux. Par ex. il n’est pas rare que ceux-ci fusionnent. Dans l’ex. « Ils sont tous sortis », deux fusions ont été opérées.

La première fusion est celle de « l’édifice » et de « sortir », produisant un nouveau signe : « sortir de l’édifice » :

 

La seconde fusion est celle de « ils » et de « tous », produisant un « il- tous ».

 

La séquence nous donne :

 
Ils sont tous sortis

© février 2004


Le génie des langues…
Un exemple : « Je vais à la mer »


Nous ouvrons ici une rubrique d’actualité que nous intitulerons : « Le génie des langues… » Nous essaierons de nous y interroger sur le ou les passages possibles d’une langue aux autres. Et c’est bien pourquoi nous inviterons les locuteurs (de toute langue) qui le souhaiteront, à s’y associer pour notre plus grand plaisir. But de la chronique : observer ensemble combien le véritable marquage grammatical peut aider à comprendre les nuances d’une langue à l’autre. On commencera ce mois-ci avec l’exemple : « Je vais à la mer ».

Une proposition minimale en unideo, nous donnera la séquence suivante.

 


« Je vais à la mer »

 

 

 
je
mer
aller


Mais, attention, c’est rarement aussi simple si on respecte les nuances des langues.

En français, nous distinguerons : je - aller / présent de l’indicatif / première personne - préposition (déplacement d’un lieu à l’autre) - article / défini / féminin / singulier - nom singulier. Ce qui donnera :

 


« Je vais à la mer » (en français)


En japonais, le sujet sera facultatif (ici absent), la marque de la politesse sera mise (ou non). Ce qui nous donnera :

 
  (watashi wa)     umi ni ikimasu.


Soit (je - marque du sujet) mer - préposition (déplacement) - aller / présent / politesse

 

« Je vais à la mer » (en japonais)


En chinois, le verbe ne se conjugue pas, il n’y a pas d’article, ni de genre. Ce qui nous donnera avec accent :

 
wo qu haibian

Soit : je - aller - mer - côté

 


« Je vais à la mer » (en chinois)

 

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No.1 25/01/2004

 

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